Les flocons se posaient un à un, sans cesse sur les branches qui menaçaient de céder sous le poids de l’hiver, comment pouvons-nous exprimer le silence ou seulement mettre des mots sur celui-ci ? Il s’agit d’une perte de vue acoustique, sans plus aucun repère. Quand le silence tombe et que la nature ouvre ses oreilles, toute présence devient perceptible.

La neige rend beau tout ce qui ne l’est pas par la simple pureté de sa couleur, les paysages deviennent vierges comme s’il naissaient pour la première fois. Une lumière tamisée, intime, juste assez présente pour ne pas se perdre dans la brume épaisse.

C’est ainsi que la nature est drapée de blanc.